Lundi  25  SEPTEMBRE  2017  
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Foulosophie
  • Dent pourrie est mieux que bouche vide.
  • Faites l'amour, pas la guerre. Ou alors, faites les deux: mariez vous!
  • Le con ne perd jamais son temps. Il perd toujours celui des autres.
  • Si 'éléphant décide d'avaler une noix de coco, c'est qu'il a confiance à son derrière.
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  • Celui qui a chié oublie vite, mais celui qui a ramassé n'oublie jamais.
  • le temps est plus difficile à tromper que les femmes.
  • La définition de la DICTATURE, c'est "FERME TA GUELE !" Quant à la DÉMOCRATIE, c'est "CAUSE TOUJOURS!"
  • C'est un foulosophe ivoirien qui le dit: on ne peut vivre sans...jouir.
  • L'homme qui a la diarrhé n'a pas peur de l'obscurité.
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BOCKLAY (Artiste chanteur)
Je possède des plantations au village

Il y a une décennie, Yao Kouakou Armel (son nom à l’Etat-civil) faisait son apparition sur la scène musicale en se faisant appeler Boklay. Avec un style nouveau : du reggae et ragga à la sauce locale faite de sonorités traditionnelles, il a séduit le public. Puis l’artiste a sorti un deuxième album et aujourd’hui, un troisième. Depuis quelque temps, il ne se faisait plus trop voir, mais nous l’avons retrouvé pour vous.

Après trois albums, où te caches-tu ?

Je suis là. C’est vrai que je voyage, mais je suis là. On travaille, on essaie de faire avancer les choses et on ne relâche pas, quoi ! Vous constatez que la vie a repris son cours normal, alors on passe rendre visite pour savoir comment chacun se porte. (Rires)

Tu parles de voyage, où étais-tu allé ces derniers temps ?
Je suis allé à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Ça m’a emmené à exister et à avoir d’autres expériences. Aujourd’hui, on me connaît alors on m’invite un peu partout. Ça m’a aussi permis d’assurer la promo de mes albums sur le plan national et international.

Comment définit-on ton style musical ?
Musicalement parlant, j’appelle mon style "Ragga Akpongô". C’est un mélange de rythmiques reggae, ragga sur des sonorités traditionnelles baoulé pour porter des messages généralement chantés en Français, en Baoulé et dans d’autres langues de chez nous.

Tu utilises des sonorités traditionnelles, alors de quel instrument moderne et traditionnel joues-tu toi-même ?
Je joue déjà à la guitare. Je ne dirai pas que je suis un virtuose, mais j’arrive à m’en sortir. Côté traditionnel, je joue plutôt à la percussion. Il faut savoir que Bocklay est la déformation de "Bôklê" qui signifie percussionniste en Baoulé parce qu’à l’époque, j’étais tapeur de tam-tam. Toutefois, j’arrive à m’en sortir avec les castagnettes aussi.

Tes albums ont du succès, mais on a l’impression que tu as du mal à décoller véritablement. Est-ce parce que tu ne prends pas ta carrière au sérieux, ou il y a quelque chose qui te manque ?
Vous touchez à quelque chose de véritablement sensible. Ce n’est pas que je ne prends pas ma carrière au sérieux. Mais bizarrement juste après la sortie de mes précédents albums, y a toujours eu des “gbangban” au pays, comme on dit. Malgré tout, on a tenu à être présent sur le marché pour ne pas être oublié des mélomanes. Au-delà de cet aspect, il y a aussi une question d’organisation. Vous savez, pour qu’un artiste progresse, il faut une bonne organisation autour de lui. D’ailleurs, nous sommes en train de nous battre pour avoir une organisation professionnelle au niveau national et international. Moi, j’ai envie de travailler avec des pros et des gens sérieux. Avec une structure de production et de distribution, des managers, des tourneurs etc. qui vont faire l’effort de booster ma carrière. Je profite aussi de vos colonnes pour lancer un appel à tous ceux qui veulent véritablement travailler à nous rejoindre.

N’est-ce pas ton genre musical qui te handicape et t’empêche de décoller ?
Ooooh, je dirais qu’une musique ne paye pas en réalité, mais plutôt l’artiste et son organisation ! La musique, on en fait la promotion, on la vend sinon tous les faiseurs de rock seraient des milliardaires ici vu que cette musique est beaucoup prisée dans le monde. Mais, il y en a qui émergent parce qu’ils apportent quelque chose de nouveau. Par exemple, il y a Bob Marley qui a apporté quelque chose de nouveau au Reggae, Alpha Blondy et Lucky Dube également. J’ai essayé d’apporter ma touche traditionnelle et locale à ce que je pratique comme genre, et ça plaît. Je suis apprécié des mélomanes d’ici, mais n’oublions pas qu’il y a la piraterie qui ne permet pas aux artistes de vivre correctement de leur art.

Mais si ton genre ne marche pas, change de genre musical…
Pour m’orienter vers quoi ?

… Une musique qui marche ici !
(Un peu énervé) Tu veux parler du coupé décalé ? Je ne pourrai pas le faire. Ce n’est pas mon genre ! Je ne me sentirais pas à l’aise car je ne sentirais pas ce genre là. Et les mélomanes s’en rendraient compte car ils verraient que je ne suis pas inspiré. Je fais la musique que je sens.

Tu parles… Et si présentement j’ai des millions à te proposer mais je veux que tu fasses du coupé décalé pour que j’investisse sur toi…
C’est impossible ! Même pour de l’argent je ne pourrais pas réussir à faire du coupé décalé. Je ne me sentirais pas à l’aise et le public verra tout de suite que ce n’est pas un album inspiré. Alors plutôt que de proposer quelque chose de pas potable au public, je vais te convaincre d’investir sur ma musique à moi. Ne voyez pas l’argent partout ! De toutes les façons, le coupé décalé est un genre qui est apparu à un moment de crise où les Ivoiriens avaient besoin de se décrisper. Mais moi, ce n’est pas mon style. Tout au plus, je pourrais faire un featuring avec un artiste coupé décalé mais je ne pourrais pas faire cette musique, même pour des millions. Je pense que la place sera laissée au travail et aux chanteurs sérieux pour qu’ils émergent.

Donc tu veux mourir de faim ?
Je ne peux pas mourir de faim, même si les pirates veulent nous faire mourir de faim. Sache qu’au-delà de la musique, j’ai d’autres activités. Et nous sommes dans un pays où la terre est riche et fertile, alors j’ai des plantations dans mon village. Je ne dirais pas combien d’hectares j’ai, mais je plante de l’igname, de l’anacarde etc. Je ne peux donc pas mourir de faim, comme tout bon Ivoirien d’ailleurs. Je suis même en train d’étendre mes activités pour avoir du bétail.

Bocklay en dehors de la scène musical, c’est qui ?
Bocklay, c’est un jeune Ivoirien comme tous les autres. Je suis père d’une fille mais je ne suis pas encore marié. Je suis quelqu’un de simple, naturel, qui aime être dans la verdure, la campagne… Par contre je ne suis pas adepte des plaisirs malsains. De temps, en temps, je prends un verre avec des amis, comme tout le monde. Depuis un certain temps j’ai arrêté les sorties nocturnes intempestives. Si je suis dehors la nuit, c’est que j’ai une séance au studio ou alors j’ai une prestation quelque part. A part ça, le reste du temps je suis chez moi.

Pourtant on dit que Bocklay consomme beaucoup la drogue…
Moi, je n’ai jamais flirté avec cette substance ! Je ne sais pas d’où vient cette rumeur mais c’est archi faux. Je n’ai jamais pris aucune drogue, je n’ai pas besoin de prendre de la drogue pour créer et pour chanter. Je mets au défi quiconque aurait des preuves de venir dire à votre journal que je prends de la drogue. J’ai dit plus haut que je prends de temps en temps un verre avec des amis et je fume une ou deux cigarettes en passant. Mais jamais de drogue, jamais !

Bocklay et les femmes, il paraît que le courant passe bien ?
Oui je peux dire que le courant passe… (Rire) Je ne sais pas ce que tu veux dire par là, mais moi je sais que le courant passe…. (Rire). Car 75 % de mes fans sont des femmes. Pas que je suis le plus beau, mais je crois que c’est parce qu’elles ont beaucoup de sensibilité et elles retrouvent peut-être cela dans mes chansons. Elles m’adorent et moi je le leur rends bien en les respectant et surtout en me comportant bien dans la vie pour ne pas qu’elles soient déçues de moi. Je les honore aussi dans mes chansons.

C’est quoi une journée de travail de Bocklay ?
Ma journée de travail commence déjà la veille lorsque j’organise mon programme du lendemain. Puis je vais me coucher après avoir prié. Au réveil, ayant déjà mes courses et mes RDV calés à l’avance, je m’attèle à les respecter. Ça part des RDV chez mes partenaires aux RDV avec des promoteurs de spectacles ou avec des journalistes comme avec vous aujourd’hui… (rire). Le jour où j’ai des répétitions ou des séances en studio, cela se fait en respectant le programme établi. Généralement quand je n’ai pas de RDV à l’extérieur, je reste à la maison pour écrire des chansons ou bosser sur internet. Je l’ai dit, depuis un moment j’ai arrêté totalement les sorties nocturnes intempestives.

Tes projets à court, moyen et long terme ?
A court terme, je vais déjà continuer la promo de mon dernier album qui avait été bloquée par la crise. Donc on va relancer les choses. A moyen terme, pour apporter ma pierre à l’apaisement des cœurs des Ivoiriens, je vais faire un single bientôt en featuring avec un grand artiste reggae de la place. Je ne révèle pas son nom car on est en pleine discussion. Ce single reggae et ragga Akpongô parlera de paix, d’amour et de réconciliation entre enfants de Côte d’Ivoire. A long terme, on prévoit des tournées à travers le pays et à l’extérieur pour faire connaître Bocklay partout.

Ton coup de cœur
Le pays a connu des épreuves difficiles, il est temps de demander pardon d’abord. Car on l’oublie souvent et on demande trop vite aux gens de pardonner mais on oublie de leur dire de demander pardon. Donc moi Bocklay je demande pardon à tous les Ivoiriens et je les exhorte à demander pardon. Ensuite on doit pardonner à autrui. C’est dans ce sens que s’inscrit ma prochaine production, un maxi single de trois titres afin d’inciter au pardon et au travail. Depuis des décennies, nous les artistes avons chanté “pardon”, “réconciliation”, “paix”, “amour“ etc… mais les Ivoiriens n’ont pas écouté cette musique là, ils ont préféré écouter la musique des kalach. Aujourd’hui nous avons tous vu où la musique des kalach nous a conduits. Alors je pense qu’on va maintenant revenir à la musique du “pardon”, “réconciliation” et “paix”.

Blague
C’est l’histoire d’un monsieur qui arrive de Daloa pour les funérailles de son frère à Abidjan. Une fois à Adjamé, il emprunte le bus 12 pour Port- Bouët. Dès qu’il s’est assis dans le bus bourré, il s’est mis à pleurer à tue tête, gênant tout le monde. Alors qu’il y avait un gros bras assis à l’avant du bus. Lui, il était déjà énervé parce que depuis le matin qu’il grouille, il n’avait encore rien gagné. Quand il a entendu les pleurs, il a dit : Mais qui pleure là-bas là même, s’il ne se tait pas, je vais casser sa bouche hein !
Mais le vieux lui, s’en foutait, et continuait de pleurer. Le gros bras s’est donc frayé un chemin pour arriver presqu’au niveau du vieux. Il crie encore : Mais qui pleure là ? Le vieux, voyant le gros bras s’approcher, ne pouvant plus pleurer à tue-tête, le faisait maintenant dans la gorge. Arrivé au niveau du vieux, le gros bras demande encore : Mais qui pleure là, je vais le tuer hein ?
Maintenant que le doyen a réalisé que ce n’était pas un jeu, il a arrêté de pleurer dans la gorge et a commencé à siffloter pendant que ses larmes coulaient. Les grandes douleurs sont vraiment muettes.

Interview réalisée par Bléhiri Serge Alex et J.M. Tonga le 10-07-2012 12:58:04 | Vue 5263 fois | Commentaires (1)
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