Lundi  20  NOVEMBRE  2017  
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Foulosophie
  • La mort connait pas calendrier.
  • Une "go" sans "gars" est une "go" qui met le pays en retard.
  • Le putois ne sent pas l'odeur de ses aisselles.

  • On ne reconnat l'importance de la fesse que lorsqu'il y pousse un furoncle.
  • Derrire un grand homme, se trouve une grande dame. Derrire une grande dame se trouve un homme... malheureux.
  • le temps est plus difficile tromper que les femmes.
  • Si tu dors et que tu rêves que tu dors, il faut que tu te réveilles deux
    fois pour te lever.

  • Le battant voit une solution tous les problmes. Le perdant voit un problme toutes les solutions.
  • Femme, c'est comme bus. Faut jamais courir aprs. Tchoco-tchoco, il en repassera. (Pareil pour l'homme)
  • Faites l'amour, pas la guerre. Ou alors, faites les deux: mariez vous!
+ de Foulosophie
ALIMAN (Chantre musulman)
ON PEUT VEHICULER LE MESSAGE DE DIEU PARTOUT

En 2001, alors qu’il n’y avait pas encore de chantre de l’Islam, Coulibaly Alimata (son nom à l’état civil) a permis à nos frères et sœurs musulmans de Côte d’Ivoire d’en avoir. Ce n’était pas évident pour la femme qu’elle est, mais avec courage, abnégation et conviction, elle a réussi à changer les choses. Nous l’avons rencontrée.

Il est 10 H passée et on te trouve à la maison… ce n’est pas des habitudes de femmes Dioula !

(Rires) C’est toi que j’attendais ! Je n’ai même pas encore pris mon petit déjeuner.

A quelle heure tu vas aller vendre alors ?
Peut-être l’après-midi. Comme aujourd’hui c’est vendredi (Ndlr : l’interview s’est déroulée le vendredi 10 juin dernier), je vais aller d’abord à la prière avant d’aller vendre.

Que vends-tu comme marchandises ?
(Longs rires) Ce que je vends ? Je vends des pagnes et du "kouroubaka", c’est du "baka" de mil… (Rires aux éclats).

Pourquoi as-tu choisi de chanter Allah ?
C’est pour moi une manière de faire connaître aux gens les enseignements du Coran en leur disant aussi qu’à travers la musique, on peut véhiculer le message de Dieu contenu dans le Coran.

Malgré les critiques ?
Ce n’était pas facile au début. Les gens ne voulaient pas accepter qu’une musulmane chante devant tout le monde. C’était un peu compliqué pour moi. Surtout avec les Imams. Mon grand-père (paix à son âme) qui était Imam ne voulait pas du tout, parce que pour lui, j’allais changer. Mais au fur et à mesure, il avait fini par accepter.

Tu chantes Allah, est-ce que tu es vraiment ancrée dans la pratique ?

Je suis une croyante, née de parents musulmans. Je suis née dedans …

Pour être chantre musulman, il faut certainement maîtriser le Coran. Comment tu fais ?
C’est vrai. Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école française parce que j’ai perdu très jeune ma mère, mais par la grâce de Dieu, j’ai fait l’école coranique jusqu’à la "Classe wôrô" (en Bambara) qui équivaut à la 6ème.

Que dis-tu aux parents qui empêchent leurs filles d’aller à l’école ?
Je voudrais dire à ces parents-là de scolariser leurs filles car cela est important dans la société. Moi, je le regrette aujourd’hui, mais on dit que l’Homme propose Dieu dispose. Sinon, dans ma vie, j’aurais voulu être médecin pour aider les gens.

Comment réagirais-tu si on t’invite à jouer dans un maquis ou bar ?
Si on m’invite et que les conditions sont réunies, je peux aller jouer. Les conditions sont que ce ne soit pas à l’intérieur de ces endroits. On peut véhiculer le message de Dieu partout. Mais moi en tant que chantre, aller chanter là où il y a de l’alcool partout, ça va me gêner un peu.

Alors que les brebis égarées, on les trouve beaucoup plus dans ces endroits-là !
(Rires aux éclats) Il faut comprendre que c’est gênant pour moi.

Tu veux dire que tu n’es jamais allée dans un maquis ?
Si, mais on m’avait invité pour chanter. J’y suis partie parce que le podium était installé dehors, en face du maquis. Quand je suis arrivée, je suis montée sur scène et à la fin de ma prestation, je suis partie.

Aliman et les hommes…
Joker !

Comment on te drague ?
Hum, Comment on drague Aliman ? Il faut être dur hein ! (Rires aux éclats) Parce que si tu n’es pas dur, ça ne serait pas facile. Le reste, c’est mon secret. (Longs rires) Je suis mariée. J’ai rencontré mon homme grâce à la musique. Il a entendu parler de moi et il a cherché à me voir et il m’a abordée. Je n’ai pas cédé aussitôt. Il a été dur. Il a patienté deux ans.

Qu’est-ce qui t’a motivé ?

Mes critères pour un homme, c’est d’abord la religion, ensuite sa tenue. Car moi j’aime quand mon homme est tout le temps propre quel que soit le type d’habillement. Il ne doit ni consommer d’alcool, ni fumer la cigarette. Je n’aime pas du tout les hommes qui fument.

Donc tu ne peux pas te marier à un non musulman?
Même si à notre rencontre l’homme n’est pas musulman, s’il veut m’épouser, il faut qu’il se convertisse à l’Islam.

Quelle relation as-tu avec les autres chanteurs?
Il n’y a aucun problème. On s’entend très bien et nos relations sont parfaites.

Quel message à l’endroit des Ivoiriens qui sortent d’une crise difficile ?
Ce que je peux dire, c’est que nous sommes tous pareils, nous sommes un. Je demande donc aux uns et aux autres de panser les plaies qu’ils ont sur le cœur, car nous sommes tous frères et sœurs.

Une gbicherie
Chez nous les musulmans, on n’aime pas s’entraider. Depuis 2001 que je suis chantre musulman, il n’y a personne qui a proposé de me produire. Jusque-là, je n’ai ni producteur ni parrain. Et je pense que ce n’est pas normal. Je me bats toute seule pour financer tout ce que vous voyez. Les gens vont parler de "travaillement", mais c’est ce que je gagne sur scène. Cela n’a rien à voir ! Pour être la première à avoir le courage d’être chantre musulman, en principe je devais avoir des "sponsors" un peu partout. C’est pourquoi, j’envie les chrétiens. Il suffit qu’un chantre chrétien veuille sortir un album, automatiquement il a des parrains, des "sponsors" Sinon, après moi, il y a eu d’autres chantres musulmans. Vu le problème que j’évoquais tantôt, ils ne peuvent pas évoluer. Pour ma part, par la grâce de Dieu, je fais un petit commerce. Et c’est parce que j’arrive à réaliser des clips et à payer la télé que tout le monde sait qu’il y a un chantre musulman. Sinon, si je n’avais pas ces petits moyens, cela n’aurait jamais été possible. Je demande à mes frères d’avoir un peu le regard sur ce que je fais.

Blague
C’est l’histoire de deux frères à Paris, Madou et Ali. Un jour, alors qu’ils se baladaient dans une rue de la capitale française, les deux frères voient venir un vieux Blanc, son sac à la main. Alors Madou dit à son petit frère Ali :
- Taga toubabou tchè ta bôrô ta kananambébôri.
Le toubabou tchè s’arrête net à leur niveau et leur dit :
- Ni i nana n’ta bôrô ta, ni i bôri i kôfêki i djoufari.
Très étonné, Madou dit à son petit frère Ali :
- Madou, atôhi, toubabou tê, Salif Kéïta lô !

Interview réalisée par Blhiri Serge Alex / blehirisa@gbich.com le 14-01-2013 19:34:47 | Vue 5472 fois | Commentaires (0)
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